​​​​​​2016 ISSEI conference 

The University of Lodz, Poland

Réconcilier liberté et sécurité: réflexion sur des enjeux actuels

Président: Sébastien Charles
Université du Québec à Trois-Rivières, Canada
sebastien.charles@uqtr.ca

Since first formulated in early modern times, the correlation of the two terms freedom and security indicates that there is, in the articulation of these two concepts, a variety of problems that can lead to clashes. The numerous debates we see today, revived by the issue of terrorism, necessarily lead us to revisit the issue of security in our open societies. When looking closely at the link between freedom and security we seem to have two alternatives: either more freedom and less security, or less freedom and more security. It would seem, then, that we have to choose between these two alternatives. But the problem is perhaps misstated as we too often forget to consider the notion of security in all its complexity. Security is not automatically the frontier of liberty, nor an indication of the existence of a police state where the right to determine one’s own life is revoked. Since the seventeenth-century, and notably since the publication of Hobbes’s Leviathan, security or safety has become the framework in which we think about freedom, for these two concepts are interdependent in our political culture.

Rather than directly addressing the issue of terrorism, this symposium thus aims to put the issue of public security in a historical continuum ranging from the Renaissance to the present. It will then be possible to question the meaning of essential notions proper to this debate, like those of sovereignty, toleration or state of emergency, for example, by placing them in their context of emergence and analyzing their evolution.

Wishing to contribute effectively to the reflections of a Europe concerned with its own future, a detour through its intellectual history, and more particularly through the notions of freedom and security, seems more than promising.

Participants are invited to send a proposal for a bilingual symposium on this theme. All proposals will be  (blindly) reviewed by an ad hoc committee. Participants are expected to be able to understand presentations in both languages, regardless of the one in which their abstract is submitted. The reading time will be limited to 20-30 minutes, and will depend on how many proposals are selected for this workshop.

Please submit a 500-750 word abstract (in English or in French) no later than 1 March 2016 to Sébastien Charles, at sebastien.charles@uqtr.ca

Workshop: Reconciling Freedom and Security: Reflections on Current Issues

Chair: Sébastien Charles
Université du Québec à Trois-Rivières, Canada
sebastien.charles@uqtr.ca



Depuis leur première formulation à l’âge classique, la corrélation des deux termes liberté et sécurité indique qu’il existe, dans l’articulation de ces deux concepts, une diversité de problèmes qui peuvent conduire à une aporie. Les nombreux débats auxquels nous assistons aujourd’hui, revivifiés par la question du terrorisme, nous conduisent nécessairement à repenser l’enjeu de la sécurité dans nos sociétés ouvertes. Quand on interroge précisément le lien existant entre liberté et sécurité, nous faisons face à une alternative : soit plus de liberté et moins de sécurité, soit plus de sécurité et moins de liberté. Tout semble indiquer que nous devrions choisir entre ces deux propositions. Mais la question est peut-être mal posée, car il faut saisir la notion de sécurité dans toute sa complexité. La sécurité ne constitue pas automatiquement une limite à la liberté, pas plus qu’elle n’exige un État policier où le droit à choisir librement ses conditions d’existence serait révoqué. Depuis le XVIIe siècle, et plus particulièrement depuis la publication du Léviathan de Hobbes, la sécurité est devenue le cadre même dans lequel la liberté doit être pensée, et ces deux concepts sont désormais interdépendants dans notre univers politique. 

Plutôt que d’aborder directement la question du terrorisme, ce symposium souhaiterait repenser la notion de sécurité publique dans un continuum historique allant de la Renaissance à nos jours. Il sera alors possible d’interroger le sens de notions essentielles à ce débat, comme celles de souveraineté, de tolérance ou d’état d’exception, en les plaçant notamment dans le contexte de leur émergence et en analysant leur évolution. 

Souhaitant contribuer de manière effective aux réflexions portant sur une Europe concernée par son propre avenir, un détour par son histoire intellectuelle, et plus particulièrement par les notions de liberté et de sécurité, nous paraît très fécond. 

Les participants sont invités à soumettre une proposition pour un symposium bilingue sur ce thème. Toutes les propositions seront évaluées à l’aveugle par un comité ad hoc. Les participants devraient être en mesure de comprendre les deux langues, quelle que soit celle dans laquelle ils auront soumis leur proposition. La période de présentation sera limitée à 20-30 minutes, et dépendra du nombre de propositions retenue pour cet atelier. 

Merci de faire parvenir un résumé de 500 à 750 mots (en anglais ou en français) avant le 1er mars 2016 à Sébastien Charles (sebastien.charles@uqtr.ca).